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CP : EN POLOGNE ET AILLEURS, LE DROIT A L’IVG EST UN DROIT FONDAMENTAL

Ce matin,  le Parlement polonais a rejeté le projet de loi libéralisant l’avortement et poursuit ses travaux concernant une autre proposition de loi qui prévoit l’interdiction quasi-totale de la pratique de l’IVG. Cette loi fera de la Pologne le pays européens à la législation la plus restrictive en matière d’avortement.

 

Pourtant, la mobilisation importante des féministes polonaises au printemps dernier pour dénoncer ce projet de loi inique avait eu un large écho.  Les cintres brandis par les manifestantes lors de la manifestation du 10 avril à Paris entendaient rappeler les ravages physiques et psychologiques qu’entrainerait un retour à des pratiques, que l’on espérait à jamais révolues, d’avortements clandestins.

 

Sans  même parler d’assouplissement des législations les plus contraignantes en matière de droits sexuels et reproductifs des femmes, dont il n’est pas fortuit qu’ils soient sous influence d’une religion d’état ou d’un clergé aussi puissant que rétrograde, c’est à une offensive de régressions que l’on a assisté ces dernières années, y compris dans des pays voisins.

Tout récemment, le parlement irlandais a rejeté un projet de loi tendant à assouplir, de façon pourtant timide, les conditions de recours à l’IVG. En 2014, ce n’est  que devant l’ampleur d’une mobilisation féministe nationale et internationale que le gouvernement espagnol, qui voulait supprimer le droit à l’avortement, avait été contraint de reculer.

 

Dès lors que les droits sexuels et reproductifs ne sont pas inscrits dans la Charte européenne des droits fondamentaux, ils dépendent des législations de chaque pays et sont soumis à toutes sortes d’attaques et de dérives populistes. Par ailleurs les lobbies anti avortement s’attachent à tenir les leviers des initiatives citoyennes et à investir les instances européennes. Plusieurs rapports progressistes ont ainsi été rejetés, tels ceux d’Edite Estrela et de Cristina Zuber.

 

Fidèle à son appel international lancé lors de la 60ème CSW à New York, en mars dernier, la CLEF continue de revendiquer que toutes les femmes disposent librement de leurs corps et  vivent dans la dignité, le respect de leur intégrité physique et à l’abri des violences dans tous les pays du monde.

La CLEF demande la dépénalisation universelle de l’avortement et son inscription dans la Charte européenne des droits fondamentaux

 

 

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